Maubeuge : quand des collégiens du Vauban se transforment en plasticiens en herbe

Cette semaine, une quinzaine de collégiens de cinquième du collège Vauban ont dévoilé leurs œuvres. L’exposition intitulée « Beauté monstrueuse » repose sur la confection en argile de masques réalisés… à l’aveugle. Une expérience réussie et qui appelle à une suite.

La Voix du Nord
Guillaume Wateaux (Clp) | Publié le29/01/2021

Les élèves ont joué le jeu.
Les élèves ont joué le jeu. – VDN

Quand elle a exposé le projet venu du Département avec l’action RESAC (résidence d’artiste en collège), Sabrina Himmesoete a vu des élèves dubitatifs. Encore plus quand Fred Martin, l’artiste choisi, a dévoilé ses plans : mettre de l’argile sur le visage de chaque élève afin de réaliser un masque à l’aveugle.

Le concept est simple. Après avoir posé l’argile, le collégien confectionne lui-même le masque sans savoir ce qu’il façonne. « Au début, quelques élèves ont voulu essayer. Les autres étaient un peu méfiants et surpris. Puis l’idée a fait son chemin et tout le monde a joué le jeu », sourit la professeure d’arts plastiques qui a supervisé les opérations depuis le printemps 2020 avec l’aide de Fred Martin.

Faire entrer la culture à l’école

Les masques.
Les masques. – VDN

Cependant, la pandémie est passée par là et l’action culturelle a pris du retard. « Il n’était pas question de couper l’envie des élèves. C’est pourquoi on a poursuivi le projet par la suite et on est heureux de voir cette exposition au sein de l’établissement », sourit le principal, Franck Betriche. Mardi après-midi, l’exposition a été inaugurée devant les parents des participants. Celle-ci se retrouve aux quatre coins du collège Vauban afin qu’elle soit le plus visible possible.

Une chouette opération dans la mesure où la culture a été mise de côté par le gouvernement depuis maintenant un an du fait de l’évolution de la pandémie. Ce que le principal du collège Vauban n’a pas oublié. « Cette façon de confectionner un portrait à l’aveugle par des collégiens est une belle manière de faire entrer la culture à l’école. Les musées, les théâtres etc. sont fermés. On a fait revenir l’art dans un moment où on l’a oublié. C’est un rayon de soleil culturel dans un établissement où l’on doit partager les différents arts », termine Franck Betriche.